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dans un bon gouvernement monarchique. Iln’est permis d’accuser qu’en face de la loi, quipunit toujours ou l’accusé ou le calomniateur.Dans tout autre cas, ceux qui gouvernent doi-vent dire avec l’empereur Constance : Nous nesaurions soupçonner celui à qui il a manqué unaccusateur , lorsqu'il ne lui manquoit pas un enne-mi. C.’est une très-bonne institution que celled’une partie publique qui se charge, au nom del’état , de poursuivre les crimes, et qui ait toutel’utilité des délateurs sans en avoir les vils intérêts,les inconvénients et l’infamie.
La grandeur des impôts doit être en propor-tion direcce avec la liberté. Ainsi, dans les dé-mocraties , ils peuvent être plus grands qu’ailleurssans être onéreux , parce que chaque citoyen lesregarde comme un tribut qu'il se paie à lui-même,et qui assure la tranquillité et le sort de chaquemembre. De plus , dans un état démocratique ,l’emploi infidèle des deniers publics est plus dif-ficile , parce qu'il est plus aisé de le connoitre etde le punir , le dépositaire en devant compte,pour ainsi dire, au premier citoyen qui l’exige.
Dans quelque gouvernement que ce soit,l’espèce de tribut la moins onéreuse est celle quiest établie sur les marchandises, parce que le ci-toyen paie sans s'en appercevoir. La quantité ex-cessive des troupes, en temps de paix, n’est qu'unprétexte pour charger le peuple d’impôts , unmoyen d’enerver l'état, et un instrument de ser-vitude. La régie des tributs , qui en fait rentrer
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