LIVRE I, CHAP. III.
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( Au sentiment de sa foiblesse l'hommejoindroitle sentiment de ses besoins : ainsi une autre loinaturelle seroit celle qui lui inspireroit de cher-cher à se nourrir.
J’ai dit que la crainte porteroit les hommes àse fuir ; mais les marques d’une crainte réciproqueles engageraient bientôt à s’approcher. D’ailleurs,ils y seraient portes par le plaisir qu’un animalsent à l’approche d’un animal de son espèce. Deplus , ce charme que les deux sexes s’inspirent parleur différence, augmenterait ce plaisir ; et laprière naturelle qu’ils se font toujours l’un à l’autre,seroit une troisième loi.
Outre le sentiment que les hommes ont d’abord,ils parviennent encore à avoir des connoissances ;ainsi ils ont un second lien que les autres animauxn’ont pas. Ils ont donc un nouveau motif des’unir ; et le désir de vivre en société, est une qua-trième loi naturelle.
CHAPITRE III.
Des lois positives.
Q
i Jitôt que les hommes sont en société, ils per-dent le sentiment de leur foiblesse ; l’égalité quiétoit entre eux cesse , et l’état de guerre com-mence 6 .
Chaque société particulière vient à sentir saforce ; ce qui produit un état de guerre de nation