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Tome premier.
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DE l’ESVRIT DES LOIS,

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magistratures civiles qui exigeoient une grandedépense , et que les autres fussent données parle sort.

Mais, pour corriger le sort, il régla qu’onne pourroit élire que dans le nombre de ceuxqui se présenteroient ; que celui qui auroit étéélu seroit examiné par des juges “, et que chacunpourroit l’accuser d’en être indigne' 0 : cela tenoiten même temps du sort et du choix. Quand on

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avoit fini le temps de sa magistrature, il falloitessuyer un autre jugement sur la manière donton s’etoit comporté. Les gens sans capacité dé-voient avoir bien de la répugnance à donner leursnoms pour être tirés au sort.

La loi qui fixe la manière de donner les billetsde suffrages, est encore une loi fondamentale dansla démocratie. C’est une grande question , si lessuffrages doivent être publies ou secrets. Cicéron 0écrit que les lois d qui les rendirent secrets dansles derniers temps de la république romaine, furentune des grandes causes de sa chute. Comme cecise pratique diversement dans différentes républi-ques , voici, je crois , ce qu’il en faut penser.

a Voyez l’oraison île Démosthènes, de falsa légat. et l’oraisoncontre Timaquc.

b On tiroit même pour chaque place deux billets ; l’un quidonnoit la place ; l’autre qui nommoit celui qui devoir succéder,en cas que le premier fût rejeté.

c Liv. I et 211 des Lois.

<1 Elles s’appeloient lois tabulaires. On donnoit à chaquecitoyen deux tables; la première marquée d’un A, pour direantiquo ; et l’autre d’un U et d’une K, seti rogas.