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DE L ESPIIIÏ DES LOIS,
du droit de suffrage , il forma la meilleurearistocratie qui fût possible ; parce que ce censétoit si petit qu’il n’excluoit que peu de gens, etpersonne qui eût quelque considération dans lacité.
Les familles aristocratiques doivent donc, êtrepeuple autant qu’il est possible. Plus une aristo-cratie approchera de la démocratie, plus elle seraparfaite; et elle le deviendra moins, à mesurequ’elle approchera de la monarchie I0 .
La plus imparfaite de toutes est celle où lapartie du peuple qui obéit est dans l’esclavage civilde celle qui commande, comme l’aristocratie dePologne , où les paysans sont esclaves de la no-blesse.
CHAPITRE IV.
Des lois , dans leur rapport avec la nature dugouvernement monarchique.
ï-iES pouvoirs intermédiaires, subordonnés etdépendants, constituent la nature du gouverne-ment monarchique n , c’est-à-dire , de celui oùun seul gouverne par des lois fondamentales. J’aidit les pouvoirs 12 intermédiaires, subordonnés etdépendants : en effet , dans la monarchie, leprince est la source de tout pouvoir politique etcivil. Ces lois fondamentales supposent nécessaire-ment des canaux moyens par où coule la puissance :