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DE l’ ES V HIT DES LOIS,
conditions ne doivent pas être réciproques ; et s’iln’est pas égal à un bon sujet de défendre la jus-tice du prince, ou les limites quelle s’est de touttemps prescrites.
Autant que le pouvoir du clergé est dangereuxdans une république, autant est-il convenabledans une monarchie 14 , sur-tout dans celles quivont au despotisme. Où en seroient l’Espagne etle Portugal depuis la perte de leurs lois, sans cepouvoir qui arrête seul la puissance arbitraire ?Barrière toujours bonne lorsqu’il n’y en a pointd’autre : car, comme le despotisme cause à la na-ture humaine des maux effroyables, le mal mêmequi le limite est un bien.
Comme la mer, qui semble vouloir couvrirtoute la terre, est arrêtée par les herbes et lesmoindres graviers qui se trouvent sur le rivage ;ainsi les monarques , dont le pouvoir paroît sansbornes, s’arrêtent par les plus petits obstacles, etsoumettent leur fierté naturelle à la plainte et à laprière.
Les Anglais, pour favoriser la liberté, ont ôtétoutes les puissances intermédiaires qui lormoientleur monarchie. Ils ont bien raison de conservercette liberté : s’ils venoient à la perdre, ils seroientun clés peuples les plus esclaves de la terre.
M.Law, par une ignorance égale de la consti-tution républicaine et de la monarchique , fut undes plus grands promoteurs du despotisme quel’on eût encore vus en EuropeOutre les change-ments qu’il fit, si brusques, si inusités, siinou:s,