L I V R E I I I , C H A P. V.
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soient gens de bien ; que ceux-là soient trompeurs,et que ceux-ci consentent à n’être que dupes.
Que si, dans le' peuple, il se trouve quelquemalheureux honnête homme*, le cardinal deRichelieu, clans son Testament politique , insinuequ'un monarque doit se garder de s’en servir b .Tant il est vrai que la vertu n’est pas le ressortde ce gouvernement ! Certainement elle n’en estpoint exclue ; mais elle n’en est pas le ressort.
CHAPITRE V I.
Comment on supplée à la vertu dans le gouverne-ment monarchique.
Je me hâte et je marche à grands pas , afinqu’on ne croie pas que je fasse une satyre dugouvernement monarchique. Non ; s’il manqued’un ressort, il en a un autre. L’honneur %c'est-à-dire le préjugé de chaque personne et dechaque condition , prend la place de la vertu po-litique dont j’ai parlé , et la représente par-tout.Il y peut inspirer les plus belles actions ; il peut,joint à la force des lois, conduire au but du gou-vernement comme la vertu même.
a Entendez ceci dans le sens de la note précédente.
b II ne faut pas, y est-il dit, se servir de gens de bas lieu;ils sont trop austères et trop difficiles.