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Tome premier.
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1IVRI III, C H A P. VII.

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pesanteur qui les y ramène. L’honneur fait mou-voir toutes les parties du corps politique 8 ; il leslie par son action même ; et il se trouve quechacun va au bien commun, croyant aller à sesinterets particuliers.

Il est vrai que, philosophiquement parlant,c’est un honneur faux qui conduit toutes les par-ties de l’état : mais cet honneur faux est aussiutile au public que le vrai le seroit aux particuliersqui pourroient l’avoir.

Et n’est-ce pas beaucoup d'obliger les hommesà faire toutes les actions difficiles et qui deman-dent de la force, sans autre récompense que lebruit de ces actions ?

CHAPITRE VIII.

Que l’honneur n'est point le principe des étatsdespotiques.

n’est point Y honneur qui est le principe desétats despotiques 9 : les hommes y étant tous égaux,on n’y peut se,préférer aux autres : les homme»y étant tous esclaves , on n’y peut se préférer àrien.

De plus, comme l’honneur a ses lois et sesrègles, et qu’il ne sauroitplier, qu’il dépend biende son propre caprice, et non pas de celui d'un