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telle disposition , que les pauvres se croyoienf obli-gés de chercher et les riches obliges de souffrir unpareil remède.
Si lorsque le législateur fait un pareil partage,il ne donne pas des lois pour le maintenir, il nelait qu’une constitution passagère : l’inégalité en-trera par le côté que les lois naîtront pas défendu,et la république sera perdue.
Il faut donc que l’on règle, dans cet objet,les dots des femmes , les donations , les succes-sions , les testaments, enfin toutes les manières decontracter. Car s’il étoit permis de donner sonbien à qui on voudroit et comme on von droit,chaque volonté particulière troubleroit la tlispo-sition de la loi fondamentale.
Solon , qui permettoit à Athènes de laisserson bien à qui on vouloit par testament, pourvuqu’on n’eût point d’enfants 3 , contredisoit les loisanciennes, qui ordonnoient que les biens restas-sent dans la famille du testateur 13 . Il contredisoitles siennes propres ; car, en supprimant les dettes,il avoit cherché l’égalité.
C’étoit une bonne loi pour la démocratie quecelle qui défendoit d'avoir deux hérédités 0 . Elleprenoit son origine du partage égal des terres etdes portions données à chaque citoyen. La loi
a Plutarque, vie de Solon,
b Ibid.
c Philolaiis de Corinthe établit à Athènes que le nombredes portions de terre et celui des hérédités seroit toujours lemême. Aristote, Polit, liv. II, chap. XII,
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