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Tome premier.
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LIVRE V, C H A P. V.

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à Lacédémone épouser sa soeür utérine , et nonpas sa soeur consanguine ; car je trouve dansStrabon 3 que, quand à Lacédémone une soeurépousoit son frère, elle avoit pour sa dot la moitiéde la portion du frère. Il est clair que cette se-conde loi étoit faite pour prévenir les mauvaisessuites de la première. Pour emjaêcher que le biende la famille de la soeur ne passât dans celle dufrère , on donnoit en dot à la soeur la moitié dubien du frère.

Sénèque b , parlant de Silanus qui avoit épousésa soeur , dit qu’à Athènes la permission étoitrestreinte, et qu’elle étoit générale à Alexandrie.Dans le gouvernement d’un seul, il n’étoit guèrequestion de maintenir le partage des biens.

Pour maintenir ce partage des terres dans ladémocratie , c’étoit une bonne loi que celle quivouloit qu’un père qui avoit plusieurs enfants 13en choisît un pour succéder à sa portion c , etdonnât les autres en adoption à quelqu’un quin’eût point d’enfants , afin que le nombre descitoyens pût toujours se maintenir égal à celui despartages.

Phaléas de Chalcédoine d avoit imaginé unefaçon de rendre égales les fortunes dans une ré-publique où elles ne l’étoient pas. 11 vouloit que

a Lib. X.

b Athenis dimidium licet, Alexandrie tütum. Senec. d«morte Clauiïii.

c Platon fait une pareille loi, liv. III des Lois.

d Aristote, Polidq. liv. II, chnp. VII.