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Tome premier.
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LIVRE V, C H A P. VII.

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extrême subordination des jeunes gens envers lesvieillards. Les uns et les autres seront contenus,ceux-là par le respect qu’ils auront pour les vieil-lards, et ceux-ci par Je respect qu'ils auront poureux-mêmes.

Ric-n ne donne plus de force aux lois que lasubordination extrême des citoyens aux magis-trats. „ La grande différence que Lycurgue a„ mise entre Lacédémone et les autres cités, dit,, Xénophon a , consiste en ce qu'il a sur-tout fait,, que les citoyens obéissent aux lois ; ils courent,, lorsque le magistrat les appelle. Mais, à Athènes,„ un homme riche seroit au désespoir que l’on„ crût qu’il dépendît du magistrat.”

L’autorité paternelle est encore très-utile pourmaintenir les moeurs. Nous avons déjà dit quedans une république il n’y a pas une force si ré-primante que dans les autres gouvernements. Ilfaut donc que les lois cherchent à y suppléer ;elles le font par l’autorité paternelle.

A Rome, les pères avoient droit de vie et demort'sur leurs enfants 6 . A Lacédémone, chaquepère avoit droit de corriger l’enfant d’un autre 31 .

La puissance paternelle se perdit à Rome avec

a République de Lacédémone.

b On peut voir dans l’histoire romaine avec quel avantagepour la république on se servit de cette puissance. Je ne par-lerai que du temps de la plus grande corruption. Aulus Fulviuss’étoit mis en chemin pour aller trouver Catilina ; son père lerappela, et le fit mourir. Salluste , de Belle Ctttil. Plusieurs autrescitoyens firent de même. Dion, liv. XXXVII.