j 7 8 ui; l’esprit des lois,
la république. Dans les monarchies , où l'on n’aque faire de moeurs si pures, on veut que chacun jvive sous la puissance des magistrats. !
Les lois de Rome , qui avoient accoutumé les jjeunes gens à la dépendance , établirent une ■longue minorité 32 . Peut-être avons-nous eu tort ide prendre cet usage: dans une monarchie, on jn’a pas besoin de tant de contrainte.
Cette même subordination dans la républiquey pourroit demander que le père restât, pendant !sa vie, le maître des biens de ses enfants, commeil fut réglé à Rome. Mais cela n’est pas de l’espritde la monarchie.
CHAPITRE VIII.
Comment les lois doivent se rapporter au principedu gouvernement dans l'aristocratie .
LJi, dans l’aristocratie, le peuple est vertueux,on y jouira à-peu-près du bonheur du gouverne-ment populaire , et l’état deviendra puissant.Mais, comme il est rare que là où les fortunes deshommes sont inégales il y ait beaucoup devertu , il faut que les lois tendent à donner , au-tant quelles peuvent , un esprit de modération,et cherchent à rétablir cette égalité que la consti-tution de l’état ôte nécessairement.