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Tome premier.
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LIVRE VI, C H A P. V. 223

Aussi les jurisconsultes français disent-ils : EnFrance a , toutes les actions sont de bonne foi.

CHAPITRE V.

Dans quel gouvernement le souverain peut êtrejuge.

IVIachiavel 15 attribue la perte de la liberté deFlorence a ce que le peuple ne jugeoit pas encorps, comme à Rome, des crimes de lèse-ma-jesté commis contre lui. Il y avoit pour cela huitjuges établis. Mais , dit Machiavel, peu sont cor-rompus par peu. J’adopterois bien la maxime dece grand homme ; mais comme dans ces Cas l’in-térêt politique force , pour ainsi dire , l’intérêtcivil (car c’est toujours un inconvénient que lepeuple juge lui-même ses offenses); il faut, poury remédier, que les lois pourvoient , autant qu’ilest en elles, à la sûreté des particuliers.

Dans cette idée , les législateurs de Rome firentdeux choses: ils permirent aux accusés de s’exiler,.

a On y condamne aux dépens celui-là même à qui on de-mande plus qu’il ne doit, s’il n’a offert et consigné ce qu’ildoit.

b Discours sur la première décade de Tite-Live, liv. I,chap. VII.

c Cela est bien expliqué dans l’oraison de Cicéron pr«Cxcina , à la fin.