LIVRE VI, € H A P, VIII.
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éfoit soupçonné d’abuser de son ministère, onl'obligerait de nommer son dénonciateur.
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Dans les lois de Platon a , ceux qui négligentd’avertir les magistrats ou de leur donner du se-cours doivent être punis ï7 . Cela ne conviendraitpoint aujourd’hui. La partie publique veille pouçles citoyens ; elle agit, et ils sont tranquilles.
CHAPITRE IX.
De la sévérité des peines dans les divers gouver-nements..
I_'A sévérité des peines convient mieux au gou-vernement despotique , dont le principe estla terreur , qu’à la monarchie et à la république,qui ont pour ressort l’honneur et la vertu.
Dans les états modérés, l’amour de la patrie,la honte , et la crainte du blâme, sont des mo-tifs réprimants , qui peuvent arrêter bien descrimes. La plus grande peine d’une mauvaise ac-tion sera d’en être convaincu. Les lois civiles ycorrigeront donc plus aisément, et n’auront pasbesoin de tant de force.
Dans ces états , un bon législateur s’attacheramoins à punir les crimes qu’à les prévenir ; il
a Liv. IX.