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Tome premier.
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LIVRE VI, C H A P. IX.

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de la fortune, tandis que tout le reste en est ou-tragé , on est également cruel. La douceur règnedans les gouvernements modérés.

Lorsque nous lisons dans les histoires lesexemples de la justice atroce des sultans , noussentons avec une espèce de douleur les maux dela nature humaine.

Dans les gouvernements modérés, tout, pourun bon législateur, peut servir à former despeines. N’est-il pas bien extraordinaire qu’à Sparteune des principales fût de ne pouvoir prêter safemme à un autre, ni recevoir celle d’un autre;de n’être jamais dans sa maison qu’avec des vierges PEn un mot, tout ce que la loi appelle une peineest effectivement une peine.

CHAPITRE X.

Des anciennes lois françaises.

C

* est bien dans les anciennes lois françaises quel’on tiouve l’esprit de la monarchie. Dans le casoù il s’agit de peines pécuniaires, les non-noblessont moins punis que les nobles a . C’est tout lecontraire dans les crimes b ; le noble perd l’honneur

a „ Si , comme pour briser un arrêt, les non-nobles doi-„ vent une amende de quarante sous, et les nobles de soixante„ livres.” Somme rurale, liv. II, page 19S, édit. goth. de l’an1512; et Reaumanoir, chap. LXI, p. 109.

b Voyez le Conseil de Pierre Desfontaines, chap. XIII,sur-tout l’article XXII.