LIVRE VI, CHAR. XII.
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avoit appelé au peuple , n’infligeoit à celui qui ycontreviendroit que la peine d’être réputé mé-chant a .
CHAPITRE XII.
De la puissance des peines .
Inexpérience a fait remarquer que, dans lespays où les peines sont douces, l’esprit du citoyenen est frappé , comme il l’est ailleurs par lesgrandes I2 .
Quelque inconvénient se fait-il sentir dans unétat , un gouvernement violent veut soudain lecorriger ; et, au lieu de songer à faire exécuterles anciennes lois, on établit une peine cruelle quiarrête le mal sur-le-champ. Mais on use le ressortdu gouvernement ; l’imagination se fait à cettegrande peine, comme elle s’étoit faite à la moin-dre ; et, comme on diminue la crainte pour celle-ci , l’on est bientôt forcé d’établir l’autre danstous les cas. Les vols sur les grands chemins
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étoic-nt communs dans quelques états; on voulutles arrêter, on inventa le supplice de la roue, quiles suspendit pendant quelque temps. Depuis cetemps on a volé comme auparavant sur les grandschemins.
a Nihil ultra quam improbe factum adiecit. Tite-Live.