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il ne mène pas par ces voies. Il peut abuser delui-même ; mais c’est tout ce qu’il peut faire. AuJapon il a fait un effort ; il est devenu plus cruelque lui-même.
Des âmes par-tout effarouchées et rendues plusatroces n’ont pu être conduites que par une atro-cité plus grande.
Voilà l’origine, voilà l’esprit des lois du Japon.Mais elles ont eu plus de fureur que de force*Elles ont réussi à détruire le christianisme ; maisdes efforts si inouis sont une preuve de leur im-puissance : elles ont voulu établir une bonne po-lice , et leur foiblesse a paru encore mieux.
Il faut lire la relation de l’entrevue de l’empe-reur et du daïro à Méaco a . Le nombre de ceuxqui y furent étouffés ou tués par des garnementsfut incroyable. On enleva les jeunes filles et lesgarçons ; on les retrouvoit tous les jours exposésdans des lieux publics, à des heures indues, toutnuds, cousus dans des sacs de toile, afin qu’ils neconnussent pas les lieux par où ils avoient passé •on vola tout ce qu’on voulut ; on fendit le ventreà des chevaux pour faire tomber ceux qui lesmontoient ; on renversa des voitures pour dépouil-ler les dames. Les Hollandais, à qui l’on ditqu’ils ne pouvoient passer la nuit sur des échafaudasans être assassinés, en descendirent, etc.
Je passerai vite sur un autre trait. L’empereur,adonné à des plaisirs infâmes, ne se marioit point :
a Recueil îles voyages qui ont servi à l’établissement de Ucompagnie des Indes, tome V, page 2 .