LIVRE. VII, C H A P, II,
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Je ne le crois pas ; en a plus de désirs , plusde besoins , plus de fantaisies , quand on estensemble.
CHAPITRE II,
Des lois somptuaires dans la démocratie.
viens de dire que dans les républiques où lesrichesses sont également partagées 1 il ne peut pointy avoir de luxe ; et comme on a vu au livrecinquième® que cette égalité de distribution fai-soit l’excellence d’une république, il suit quemoins il y a de luxe dans une république, plus elleest parfaite. Il n’y en avoit point chez les premiersRomains ; il n’y en avoit point chez les Lacédé-moniens 4 ; et dans les républiques où l’égalité n’estpas tout-à-fait perdue, l’esprit de commerce, detravail et de vertu , fait que chacun y peut et quechacun y veut vivre de son propre bien , et que ,par conséquent, il y a peu de luxe.
Les lois du nouveau partage des champs de-mandé avec tant d’instance dans quelques républi-ques étoient salutaires par leur nature : elles nesont dangereuses que comme action subite 5 . Enôtant tout-à-coup les richesses aux uns, et aug-mentant de même celle des autres, elles font dans
a Chapitres III et IV.