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soient , suffisent à peine pour la nourriture deshabitants. Le luxe y est donc pernicieux , et l’es-prit de travail et d’économie y est aussi requisque dans quelques républiques que ce soit a . Ilfaut qu’on s’attache aux arts nécessaires, et qu’onfuie ceux de la volupté.
Voilà l’esprit des belles ordonnances des em-pereurs chino’s. „ Nos anciens, dit un empereur„ de la famille des Tang b , tenoient pour maxime-, que , s’il y avoit un homme qui ne labourât„ point, ou une femme qui ne s’occupât point„ à hier, quelqu’un souffroit le froid ou la faim
,, dans l’empire ”_ Et , sur ce principe, il ht
détruire une inhnité de monastères de bonzes.
Le troisième empereur de la vingt-unième dy-nastie 0 , à qui on apporta des pierres précieuse»trouvées dans une mine, la ht fermer, ne vou-lant pas fatiguer son peuple à travailler pour unechose qui ne pouvoit ni ne le nourrir ni le vêtir.
„ Notre luxe est si grand , dit Kiayventi d ,„ que le peuple orne de broderies les souliers des„ jeunes garçons et des hiles qu’il est obligé de„ vendre.” Tant d’hommes étant occupés à fairedes habits pour un seul , le moyen qu’il n’y ait
a Le luxe y a toujours été arrêté.
b Dans une ordonnance rapportée par le P. du Halde, tomeII, page 497.
c Histoire de la Chine, vingt-unième dynastie, dans l’ou-vrage du P. du Halde, tome I.
d Dans un discours rapporté par le P. du Halde, tome ILpage 41S.