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Tome premier.
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LIVRE VII, C H A P. IX. 2 6 j

petites âmes d’intéresser les grandes, n’y sauroientêtre sans conséquence.

De plus, comme dans ces états les princes sejouent de la nature humaine, ils ont plusieurslemmes ; et mille considérations les obligent deles renfermer.

Dans les républiques, les femmes sont librespar les lois, et captivées par les moeurs -, le luxeen est banni, et avec lui la corruption et les vices.

Dans les villes grecques, où l’on ne vivoit passous cette religion qui établit que, chez les hom-mes mêmes, la pureté des moeurs est une partiede la vertu 24 ; dans les villes grecques, où un viceaveugle régnoit d’une manière effrénée, où l’amourn’avoit qu’une forme que l’on n’ose dire, tandisque la seule amitié s’étoit retirée dans les maria-ges 3 ; la vertu, la simplicité, la chasteté des fem-mes , y étoient telles , qu’on n’a guère jamais vude peuple qui ait eu à cet égard une meilleurepolice b.

a Quant au vrai amour, dit Plutarque, les femmes n’yont aucune part. Oeuvres morales, traité de l’Amour, pagcôoo.Il parloit comme son siècle. Voyez Xénophon , au dialogueintitulé Hiéron.

b A Athènes, il y avoit un magistrat particulier qui veil-loit sur la conduite des femmes.

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