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Tome premier.
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I

LIVRE VIII, CHAI 1 . V. 589

diminuant, jusqu’au despote sur la tête duquelest l’excès du pouvoir et du danger.

Le grand nombre dee nobles dans l’aristocratiehéréditaire rendra donc le gouvernement moinsviolent ; mais comme il y aura peu de vertu, ontombera dans un esprit de nonchalance, de pa-resse, d’abandon, qui fera qu.e l’état n’aura plusde force ni de ressort a .

Une aristocratie peut maintenir la force deson principe, si les lois sont telles qu’elles fassentplus sentir aux nobles les périls et les fatigues ducommandement que ses délices , et si l’état estdans une telle situation qu’il ait quelque chose àredouter , et que la sûreté vienne du dedans etl’incertitude du dehors.

Comme une certaine confiance fait la gloire etla sûreté d’une monarchie , il faut au contrairequ'une république redoute quelque chose b . Lacrainte des Perses maintint les lois chez lesGrecs. Carthage et Rome s’intimidèrent l’unel’autre, et s’affermirent. Chose singulière! plusces états ont de sûreté , plus , comme des eauxtfop tranquilles, ils sont sujets à se corrompre.

a Venise est une des républiques qui a le mieux corrigépar ses lois les inconvénients de l’aristocratie héréditaire.

b Justin attribue à la mort d’Epaminondas l’extinction dela vertu à Athènes. N’ayant plus d’émulation, ils dépensèrentleurs revenus en fêtes , freqttentius cernant quant castra insentcs.Pour lors les Macédoniens sortirent de l'obscurité. Liv. VI.