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Tome premier.
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cgS de l’ esprit ues lois,

sénateurs et aux chevaliers; Sylla aux sénateursseuls; Cotta aux sénateurs, aux chevaliers, et auxtrésoriers de l’épargne. César exclut ces derniers.Antoine fit des décuries de sénateurs, de cheva-liers , et de centurions.

Quand une république est corrompue, on nepeut remédier à aucun des maux qui naissent qu’euôtant la corruption et en rappelant les principes :toute autre correction est ou inutile ou un nouveaumal. Pendant que Rome conserva ses principes,lesjugements purent être sans abus entre les mainsdes sénateurs; mais quand elle fut corrompue, àquelque corps que ce fût qu’on transportât lesju-gements, aux sénateurs, aux chevaliers, auxtrésoriers de l’épargne, à deux de ces corps, àtous les trois ensemble, à quelque autre corps quece fût, on étoit toujours mal. Les chevaliers n’a-voient pas plus de vertu que les sénateurs, lestrésoriers de l’épargne pas plus que les chevaliers,et ceux-ci aussi peu que les centurions.

Lorsque le peuple de Rome eut obtenu qu’il au-roit part aux magistratures patriciennes, il étoit na-turel de penser que ses flatteurs alloient être les ar-bitres du gouvernement. Non : l’on vit ce peuple,qui rendoit les magistratures communes aux plé-béiens, élire toujours des patriciens. Parce qu’ilétoit vertueux, il étoit magnanime; parce qu'il étoitlibre, il dédaignoit le pouvoir. Mais lorsqu’il eutperdu ses principes, plus il eut depouvoir, moinsil eut de ménagement; jusqu’à ce qu’enfin , de-venu son propre tyran et son propre esclave , il