Band 
Tome premier.
Seite
307
JPEG-Download
 

IIVRI VIII, CHAP. XXX. ?07

prends encore à témoin le grand homme mylordAnson.

D’ailleurs, les lettres du P. Parennin, sur leprocès que l’empereur lit faire à des princes dusang néophytes a qui lui avoient déplu, nous fontvoir un plan de tyrannie constamment suivi, et desinjures faites à la nature humaine avec règle, c’est-à-dire de sang froid.

Nous avons encore les lettres de M. de Mairanet du même P. Parennin sur le gouvernement dela Chine. Après des questions et des réponsestrès-sensées, le merveilleux s’est évanoui.

Ne pourroit-il pas se faire que les missionnairesauraient été trompés par une apparence d’ordre ;qu’ils auraient été frappés de cet exercice conti-nuel de la volonté d’un seul, par lequel ils sontgouvernés eux-mêmes, et qu’ils aiment tant à trou-ver dans les cours des rois des Indes, parce que ,n’y allant que pour y faire de grands changements,il leur est plus aisé de convaincre les princes qu’ilspeuvent tout faire, que de persuader aux peuplesqu’ils peuvent tout souffrir b ?

Enfin il y a souvent quelque chose de vrai damsles erreurs mêmes. Des circonstances particulières ,

a De la famille de Sourniama; Lettres édifiantes, ifie- re-cueil.

b Voyez dans le P. du Halde comment les missionnaires seservirent de l’autorité de Canhi pour faire taire les mandarins,fjui disoient toujours <jue par les lois du pays un culte étrangerne pouvoit être établi dans l’empire.