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de Gondebaud et de Rotharis, firent du Barbareet du Romain des concitoyens 3 .
Charlemagne, pour dompter les Saxons, leurôta l’ingénuité et la propriété des biens. Louisle Débonnaire les affranchit b : il ne fit rien demieux dans tout son règne. Le temps et la ser-vitude avoient adouci leurs moeurs ; ils lui lurenttoujours fidèles.
C II A P I T R F. I V.
Quelques avantages du peuple conquis.
JT\v. lieu de tirer du droit de conquête des con-séquences si fatales, les politiques auroient mieuxfait de parler des avantages que ce droit peut quel?quefois apporter au peuple vaincu. Ils les au-roient mieux sentis, si notre droit des gens étoit, exactement suivi, et s’il étoit établi dans toute laterre.
Les états que l’on conquiert ne sont pas ordi-nairement dans la force de leur institution. Lacorruption s’y est introduite ; les lois y ont cesséd’être exécutées ; le gouvernement est devenu op-presseur. Qui peut douter qu’un état pareil negagnât et ne tirât quelques avantages de la con-quête même, si elle n’étoit pas destructrice P Una Voyez le code des lois des Barbares, et le liv. XXVIIIei-après.
b Voyez l’auteur incertain de la vie de Louis le Débon-naire, dans le recueil de Duchesne , tome II, page 196.