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Tome premier.
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.LIVRE X, C H A P. XIII. 33g

choses, donnoit à un ennemi toutes sortes de fa-cilités pour y subsister.

On pou voit juger, par l’orgueil de ses rois tou-jours vainement mortifiés par leurs défaites, qu’ilsprécipiteroientleur chute en donnant toujours desbatailles, et que la flatterie ne permettroit jamaisqu’ils pussent douter de leur grandeur.

Et non seulement le projet était sage, mais ilfut sagement exécuté. Alexandre, dans la rapiditéde ses actions , dans le feu de ses passions même ,avoit, si j’ose me servir de ce terme, une sailliede raison qui le conduisoit, et que ceux qui ontvoulu faire un roman de son histoire, et qui avoientl’esprit plus gâté que lui, n’ont pu nous dérober.Parlons-en tout à notre aise.

CHAPITRE XIV.

Alexandre.

Tl ne partit qu’après avoir assuré la Macédoinecontre les peuples barbares qui en étoient voisins,et achevé d'accabler les Grecs: il ne se servit decet accablement que pour l’exécution de son entre-prise: il rendit impuissante la jalousie des Lacédé-moniens: il attaqua les provinces maritimes: il fitsuivre à son armée de terre les côtes de la mer, pourn’être point séparé de sa flotte : il se servit admi-rablement bien de la discipline contre le nombre:il ne manqua point de subsistances: et, s’il est