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Tome premier.
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340 DE l’ esprit des lois,

vrai que la victoire lui donna tout, il fit aussi toutpour se procurer la victoire.

Dans le commencement de son entreprise,c’est-à-dire dans un temps où un échec pouvoirle renverser , il mit peu de choses au hasard. Quandla fortune le mit au-dessus des événements , latémérité fut quelquefois un de ses moyens. Lors-iqu’avant son départ il marche contre les Triballienset les Illyriens, vous voyez une guerre a commecelle que César fit depuis dans les Gaules. Lorsqu’ilest de retour dans la Grèce b , c’est comme mal-,gré lui qu’il prend et détruit Thèbes ; campé au-près de leur ville, il attend que les Thébains veuil-lent faire la paix; ils précipitent eux-mêmes leurruine. Lorsqu’il s’agit de combattre c les forces,maritimes des Perses, c’est plutôt Parménion quia de l’audace, c’est plutôt Alexandre qui a de lasagesse. Son industrie fut de séparer les Perses descôtes de la mer, et de les réduire à abandonner-eux-mêmes leur marine dans laquelle ils étoientsupérieurs. Tyr étoit par principe attachée aux-Perses, qui ne pouvoient se passer de son com-merce et de sa marine : Alexandre la détruisit. Ilprit l'Egypte, que Darius avoit laissée dégarnie detroupes pendant qu’il assembloit des armées in-nombrables dans un autre univers.

Le passage du Granique fit qu’Alexandre serendit maître des colonies grecques:, la bataille

a Voyez Arrien, de exped. Alex, lih., I..b Ibid,c !bi 4 .