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l’état, et l’autre que l'exécution de cette volontégénérale.
A Mais, si les tribunaux ne doivent pas être fixes,les jugements doivent l’être à un tel point qu’ilsne soient jamais qu’un texte précis de la loi. S’ilsétoient une opinion particulière du juge, on vi-vroit dans la société sans savoir précisément lesengagements cfue l’on y contracte.
Il faut même que les juges soient de la con-dition de l’accusé, ou ses pairs, pour qu'il nepuisse pas se mettre dans l’esprit qu'il soit tombéentre les mains de gens portés à lui faire violence..
Si la puissance législative laisse à l’exécutricele droit d’emprisonner des citoyens qui peuvent;donner caution de leur conduite, il n’y a plus deliberté, à moins qu’ils ne soient arrêtés pour ré-pondre sans délai à une accusation que la loi arendue capitale; auquel cas ils sont réellementlibres, puisqu’ils ne sont soumis qu a la puissance,de la loi. \
Mais si la puissance législative se croyoit en,danger par quelque conjuration secrète contre l’étatou quelque intelligence avec les ennemis du de-hors , elle pourroit , pour un temps court et limité ,permettre à la puissance exécutrice de faire arrê-ter les citoyens suspects, qui ne perdroient leurliberté pour un temps que pour la conserver pourtoujours.
Et c’est le seul moyen conforme à la raison dçsuppléer à la tyrannique magistrature des éphores,