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Tome premier.
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* iS r F. l' I S P R I T DES I.OIS,

pins pressantes, toute la force de la nation pour-ront être arrêtée par un caprice.

Quand les députés, dit très-bien M. Sidney,représentent un corps de peuple, comme en Hol-lande, ils doivent rendre compte à ceux qui lesont commis: c’est autre chose lorsqu’ils sont dé-putés par des bourgs, comme en Angleterre.

Tous les citoyens, dans les divers districts,doivent avoir droit de donner leur voix pour choisirle représentant, excepté ceux qui sont dans untel état de bassesse qu’ils sont réputés n’avoir pointde volonté propre.

Il y avoit un grand vice dans la plupart desanciennes républiques, c’est que le peuple avoitdroit d’y prendre des résolutions actives et qui de-mandent quelque exécution, chose dont il estentièrement incapable. Il ne doit entrer dans legouvernement que pour choisir ses représentants,ce qui est très à sa portée. Car, s’il y a peu degens qui commissent le degré précis de la capacitédes hommes, chacun est pourtant capable de sa-voir en général si celui qu'il choisit est plus éclairéque la plupart des autres.

Le corps représentant ne doit pas être choisinon plus pour prendre quelque résolution active,chose qu’il ne feroit pas bien ; mais pour faire deslois, ou pour voir si l’on a bien exécuté celles qu’ila faites, chose qu il peir très-bien faire, et qu’il n’ya même que lui qui puisse bien faire.

Il y a toujours dans un état des gens distinguéspar la naissance, les richesses ou les honneurs: