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nécessaire des choses, elles sont contraintes d’aller,elles seront forcées d’aller de concert.
La puissance exécutrice ne faisant partie de lalégislative que par sa faculté d’empêcher, elle nesauroit entrer dans le débat des affaires. Il n’estpas même nécessaire qu’elle propose, parce que ,pouvant toujours désapprouver les résolutions ,elle peut rejeter les décisions des propositions qu’el-le auroit voulu qu'on n'eût pas faites.
Dans quelques républiques anciennes, où lepeuple encore avoit le débat des affaires, il étoitnaturel que la puissance exécutrice les proposât etles débattît avec lui; sans quoi il y auroit eu dansles résolutions une confusion étrange.
bi la puissance exécutrice statue sur la levée desdeniers publics autrement que par son consente-ment , il n’y aura plus de liberté, parce qu’elledeviendra législative dans le point le plus importantde la législation,
Si la puissance législative statue, non pas d’annéeen année, mais pour toujours, sur la levée desdeniers publics, elle court risque de perdre sa li-berté, parce que la puissance exécutrice ne dépen-dra plus d’elle ; et quand on tient un pareil droitpour toujours, il est assez indifférent qu’on letienne de soi ou d'un autre. Il en est de mêmesi elle statue,, non pas d’année en année, maispour toujours, sur les forces de terre et de merquelle doit confier à la puissance exécutrice.
Pour que celui qui exécute ne puisse pas op-primer, il faut cjue les armées qu’on lui confie