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3f)2 T) F. I.’ E S l> R I T DES LOIS,
On voit , dans la première conjuration pourle retour desTarquins, que le consul Brutus jugeles coupables ; dans la seconde, on assemble lesénat et les comices pour juger 3 .
Les lois qu’on appela sacrées donnèrent auxplébéiens des tribuns , qui formèrent un corpsqui eut d’abord des prétentions immenses. Onne sait quelle fut plus grande, ou dans les plé-béiens la lâche hardiesse de demander, ou dansle sénat la condescendance et la facilité d accorder;La loi Valérienne avoit permis les appels au peuple;c’est-à-dire au peuple composé de sénateurs, depatriciens et de plébéiens. Les plébéiens établirentque ce seroit devant eux que les appellations se-roient portées. Bientôt on mit en question si lesplébéiens pourroient juger les patriciens : celafut le sujet d’une dispute que l’affaire de Coriolanfit naître, et qui finit avec cette affaire. Coriolan,accusé par les tribuns devant le peuple, soutenoit,contre l’esprit de la loi Valérienne, qu’étant pa-tricien il ne pouvoit être jugé que par les consuls;les plébéiens, contre l’esprit de la même loi,prétendirent qu’il ne devoit être jugé que pareux seuls ; et ils le jugèrent.
La loi des douze tables modifia ceci. Elle or-donna qu’on ne pourroit décider de la vie d’urtcitoyen que dans les grands états du peuple b . Ainsile corps des plébéiens, ou, ce qui est la même
a Denys d’Halicarnasse, liv. V, page 3 îî.
b Les comices par centuries. Aussi Manlius Capitotinus fut-il jugé dans ccs comices. Tite-Live , décade I, liv. VI, page 68.