3ç)S I> E i’esprit ÜES lois,
en ce que l’on lui trouva beaucoup moins cle bienqu’on ne l’accusoit d’en avoir volé, et il montroitles titres de sa propriété; il ne voulut plus resterdans la ville avec de telles gens.
Les Italiens, dit encore Diodore a , achetoienten Sicile des troupes d’esclaves pour labourer leurschamps, et avoir soin de leurs troupeaux: ils leurrefusoient la nourriture. Ces malheureux étoientobligés d’aller voler sur les grands chemins, armésde lances et de massues, couverts de peaux debêtes , de grands chiens autour d’eux. Toute laprovince fut dévastée ; et les gens du pays ne pou-voient dire avoir en propre que ce qui étoit dansl’enceinte des villes. Il n’y avoit ni proconsul nipréteur qui pût ou voulût s’opposer à ce désordre,et qui osât punir ces esclaves, pareequ’ils appartc-noient aux chevaliers, qui avoient à Rome lesjugements b . Ce fut pourtant une des causes de laguerre des esclaves. Je ne dirai qu’un mot: uneprofession qui n’a ni ne peut avoir d’objet que legain; une profession qui demandoit toujours, età qui on ne demandoit rien ; une profession sourdeet inexorable qui appauvrissoit les richesses et lamisère même, ne devoit point avoir à Rome lesjugements.
a Fragment du livre XXXIV, dans l’extrait des vertus etdes vices.
b Penes quos Romae tum judicia erant, atque ex equestriordine solerant sortito judices eligi in caussa praetorum et pru-consulum, quibus postadministratam provinciam dies dicta erat.