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Tome huitième.
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LETTRES

laquelle, en considérant ce qui s’est passé * autre-fois , il ne doit pas avoir beaucoup de crédit.Vous'êtes prudent et sage : ainsi je soumets àvotre jugement des conjectures auxquelles le désirsincère de vos avantages a peut-être autant depart que la raison. J’apprendrai avec bien duplaisir le parti que vous aurez pris; et j’ai l’hon-neur de vous assurer de mon respect.

A Francfort, en 1741.

«Sous son ministère, la cour de Turin, dans la guerre-précédente, avoit abandonné l’alliance avec la cour de Vienne,et étoit devenue l’alliée de la France. On prétend que le mar-quis d’Orméa, dans cette occasion, avoit proposé, pour prixd’une négociation avec la conr de Vienne, qu’il passeroit à sonservice, et qu’il y auroit une charge considérable: de quoi l’em-pereur Charles vi avertit le roi de Sardaigne, en envoyant, sous

d’autres prétextes, à Turin le prince T.. qui devoit faire

eonnoitre la chose au roi, sans que le ministre se doutât de sacommission.