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LETTRES
dans la situation où vous les avez laissés. Enfinj’ai découvert qu’une cataracte s’est formée surle bon oeil ; et mon Fabius Maximus , M. Gendron,me dit qu’elle est de bonne qualité , et qu’onouvrira le volet de la fenêtre. J’ai remis cetteoperation au printemps prochain , pour raison dequoi je passerai ici tout l’hiver. Du reste, notreexcellent homme M. Gendron se porte bien. Avez-vous reçu des nouvelles de M. Cerati ? disons-noustoujours. Il est aussi gai que vous l’avez vu, etfait d’aussi bons raisonnemens. A propos , jetrouvai, en arrivant, Paris délivré de la présence dufou le plus incommode et du fléau le plus terriblequej’aie vu de ma vie. Son voyage d’Angleterre m’a-voit permis quatre ou cinq mois de respirer à Paris ;et je ne le vis que la veille de mon départ, pourne le revoir jamais. Vous entendez bien quec’est du marquis de Loc-Maria que je veux parler,qui ennuie et excède à présent ceux qui sont enenfer, en purgatoire, ou en paradis.
L’ouvrage va paroître en cinq volumes. Il yen aura quelque jour un sixième de supplément:dès qu’il en sera question, vous en aurez des nou-velles. Je suis accablé de lassitude : je compteme reposer le reste de mes jours. Adieu, mon-sieur; je vous prie de me conserver toujours votresouvenir: je vous garde l’amitié la plus tendre.
J’ai l’honneur d'être, monseigneur, avec toutle respect possible.
De Paris le 31 mars 1747,
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