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Tome huitième.
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est si mêlée , et il y a une telle communicationcle ses parties, qu’il est vrai de dire que celui quifait la félicité de l’une fait encore la félicité del’antre, de sorte que le bonheur va de proche enproche; et quand je fais des châteaux en Espagne,il me semble toujours qu’il m’arrivera de pouvoirencore aller faire ma cour à votre aimable prince.Dites au marquis de Breil et à M. le grand-prieurque, tant que je vivrai, je serai à eux: la pre-mière idée qui me vint lorsque je les vis à Vienne,ce fut de chercher à obtenir leur amitié ; et jel’ai obtenue. Madame de Saint-Maur me mandeque vous êtes en Piémont, dans une nouvelleHerculée a , où, après avoir gratté huit jours laterre, vous avez trouvé une sauterelle d’airain.Vous avez donc fait deux cents lieues pour trouverune sauterelle! Vous êtes tous des charlatans, mes-sieurs les antiquaires. Je n’ai point de nouvellesni de lettres de l’abbé Venuti depuis son départde Bordeaux: il avoit quelque bonté pour moi,avant que d’être prêtre et prévôt. Mandez - moi sivous retournerez à Paris: pour moi, je passerai icil’hiver et une partie du printemps. La provinceest ruinée ; et dans ce cas tout le monde a besoind’être chez soi. On me mande qu’à Paris le luxeest affreux; nous avons perdu ici le nôtre, et nous

a Ancienne ville Industriel , dont on a découvert des ruinesprès des bords du Pô en Piémont, mais dont la découverte n’apas produit beaucoup de richesses antiques; les morceaux lesplus précieux qu’on ait trouvés, sont un beau trépied de bronze,quelques médailles, et quelques inscriptions.