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Tome premier.
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ï6o de l’ e s p r i r.

son: , en métaphysique , les mots de matière j d’ espacé

& à’infini.

L’on a de tout temps & tour- à- tour soutenu que lamatière íentoit ou ne lentoit pas, & l’on a fur ce sujetelìlputé très- longuement & très-vaguement. L’ons’estavisé très-tard de se demander íur quoi l’on dssputoit,& d’attacher une idée précité à ce mot de matière. Sid’abord l’on en eût fixé la lignification, on eût reconnuque les hommes étoient, lî j’ose le dire , les créateursde la matière, que la matière n’etoit pas un être,qu’il n’y avoit dans la nature que des individus aux-quels on avoit donné le nom de corps , Òc qu ou nepouvoir entendre par ce mot de matière que la collec-tion des propriétés communes à tous les corps. Lasignification de ce mot amli detetminee , il ne s’agilîoitplus que de lavoir li l’étendue, la solidité, 1 impéné-trabilité croient les feules propriétés communes a tousles corps ; & lì la découverte d une force, telle , parexemple que l’attraction , ne pouvoir pas faite soup-conner que les corps eussent encore quelques pro-priétés inconnues, telle que la faculté de sentir, qui,ne se manifestant que dans les corps organifos desanimaux , pouvoir être cependant commune à tousles individus. La question réduite à ce point, on eûtalors senti que , s’il est , à la rigueur , impostible dedémontrer que tous les corps soient abíolument insen-sibles, tout homme qui n’est pas, fur ce (u et, éclairépar la révélation , ne peut décider la question qu’encalculant & comparant la probabilité de cette opinionavec la probabilité de l’opinion contraire.

Pour