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Tome premier.
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DE L’ £ S P R l T. 175..

tî’idées qu’en emploie un politique pour former unsystème de gouvernement - Qui peut allurer, lorfqu’onconíulre nos bens romans, que , dans les gestes, laparure & les diícours étudiés d’une coquette parfaite,il n’entre pas autant de combinaisons & d idees qu’enexige la découverte de quelque íystéme du monde ,íx qu’en des genres très-différens, la Le-Couvreurik Ninonl’EncIosn’aient eu autant d’elprit qu’Aristoteik Solonî

Je ne prétends pas démontrer à la rigueur la vé-rité de cette proportion; mais faire íeulement sentirque , toute ridicule quelle pareille, iln’est cependantpersonne qui puiile la réloudre exactement.

Trop louvent dupes de notre ignorance, nousprenons pour les limites d’un art, celles que cettemême ignorance lui donne : mais íuppoíons qu’cnpût, à cet égard , détromper le public ; je dis qu’enl’éclairant, on ne changercit rien à fa manière dejuger. II ne meíurera jamais son estime pour un arcuniquement fur le nombre plus ou moins grand decombinaisons nécellaires pour y réussir; i°. parceque le dénombrement en est impossible à faire -, i°.parce qu’il ne doit considérer l’efprit que du pointde vue íous lequel il est important de le connaître,c’est-à-dire , par rapport à la société. Or , íous cetaipect, je dis que l’eíprit n’est qu’un asiemblage plusou moins nombreux, non-feulement d idees neuves,mais encore d’idées intéreílantes pour le public, Scque c’est moins au nombre & à la finesse , qu’auchoix heureux de nos idées, qu’on a attaché la ré-putation d’homme d’efprit.