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lesquelles ils se trouvent placés. On n’a que tropsouvent vu des hommes vertueux céder à un enchaî-nement malheureux d’évènemens bizarres. Celui qui,dans toutes les situations possibles, répond de favertu , est un imposteur, ou un imbécile dont ilbrut également se défier.
/.près avoir déterminé l’idée que j'attache à cemot de frobvé, considérée par rapport à chaqueparticulier, il faut , pour sulfurer de la justesse decette définition , avoir recours à l’observation ; ellenous apprend qu’il est des hommes auxquels un heu-reux naturel, un désir vif de la gloire & de l’estimeinspirent pour la justice & la vertu le même amourque les hommes ont communément pour les gran-deurs & les richesses. Les actions personnellementutiles à ces hommes vertueux, font les actions justes,conformes à l’intérêr général, ou qui du moins nelui font pas contraires.
Ces hommes font en si petit nombre , que je n'enfais ici mention que pour ['honneur de ['humanité. Lacl aise !a plus nombreuse, & qui composé à elle feulepreíque tout le genre humain, est celle où les hom-mes , uniquement attentifs à leurs intérêts , n'ontjamais porté leurs regards fur l’intérêt général. Con-centrés , pour ainsi dire , dans leur bien-être (i),
( i ) Notre haine ou notre amour est un effet du bien oudu mr.! qu’on nous fait. 11 n est , dit Hobbes , dans l'étatcc; sauvages , d'homme méchant que Vhomme robuste ; & dansl'ctat rolìci , aue l'homme en crédit. Le puissant, pris en cer.
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