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Tome premier.
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r 38 de l' e s p r i t.

De-là cet instinct sur &: prompt qu’ont prelque tonsles gens médiocres pour connoître Sc fuir les gensde méiite (i) : de - là cet attrait puisant que les gensd’eíprit ont les uns pour les autres ; attrait qui lesforce , pour ainsi dire , à fe rechercher „ malgré ledanger que met louvent dans leur commerce le délit*commun qu’ils ont de la gloire : de-là cette manièresûre de juger d u caractère & de l’efprit d’un hommeyar le choix de ses livres Sc de ses amis ; un (ot , enester, n’a jamais que de sots amis : toute liaison d’ami-tié , lorsqu elle n est pas fondée fur un intérêt debienséance, d’amour, de protection, d’avarice, d’am-bition, ou sur quelque autre motif pareil, íuppoletoujours quelque rellemblance d’idéesou de íentimensentre deux hommes. Voilà ce qui rapproche des gensd’une condition très - distérente (z)-, voilà pourquoiles Auguste, les Mécène, les Scipion > les Julien,les Richelieu Sc les Condi vivoient familièrementavec les gens d’eíprit, Sc ce qui a donné lieu au pro-verbe, dont la trivialité atteste la vérité : Dis-moiqui tu hantes js te dirai qui tu es.

L'analogie , ou la conformité des idées Sc desopinions, doit donc être considérée comme la force

(i) Les sots, s’ils en avoient la puissance, banniroientvolontiers les gens d’eíprit de leur société, & répéte-roient, d’après les Ephéíi'ens : 6i quelqu’un excelle par.ziinous , qu il aille exceller ailleurs.

(z) A la cour, les grands font d’auewt plus d’accueilà l'hcœrne J’csorit, q-.sils cn ont eax-mómes davantage.