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Tome premier.
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aï O DE L* Z 3 P R 1 T.

mières places que des hommes du premier mérite )ce ministre si juste passera certainement, dans fa so-société, pour un homme inutile , fans amitié, peut-être même fans honnêteté. II fàut le dire à la hontedu siècle ; ce n’est presque jamais qu’à des injusticesqu’un homme en grande place doit^ les titres de bonami 3 de ben parent, d’homme vertueux & bien-faisant , que lui prodigue la société dans laquelle ilvit (l).

Que , par ses intrigues, un père obtienne rem-ploi de général pour un fils incapable de commander ;ce père fera cité, dans fa famille, comme un hommehonnête Sc bienfaisant : cependant, quoi de plus abo-minable que d’exposer une nation , ou du moinsplusieurs de ses provinces, aux ravages qui suiventune défaite , uniquement pour satisfaire l’ambitiondune famille ì

Quoi de plus punilîableque des sollicitations,contrelesquelles il est impossible qu’un souverain soit tou-jours en garde ì De pareilles sollicitations, qui n’ontque trop souvent plongé les nations dans les plusgrands malheurs , font des sources intarissables decalamités ; calamités auxquelles , peut-être, on nepeut soustraire les peuples qu’en brisant entre les

(ì) Le jour où Cléon 1* Athénien eut part à f adminis-tration publique, il assembla ses amis, & leur dit qu’ilrenonçoit à leur amitié ; parce qu'elle pouvoit être pourlui une occaíìon de manquer à son devoir, Se de com-mettre des injustices.