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Tome premier.
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hommes tous les liens de la parenté, & déclarant tousles citoyens enfans de letar. C’est Tunique moyend’étouffer des vices qu’autorife uneapparencede vertu,d’empêcher la subdivision d’un peuple en une infinitéde familles ou de petites sociétés , dont les intérêts,presque toujours opposés à Tintérêt public , étein-draient, à la fin, dans les âmes > toute espèce d’amourpour la patrie»

Ce que j’ai dit prouve suffisamment que , devantle tribunal d’une petite société, Tintérêt est le seul jugedu mérite des actions des hommes : auíîì n’ajoute-rois-je rien à ce que je viens de dire , si je ne m’étoisproposé Tutilité publique pour but principal de cetouvrage. Or, je sens qu’un homme honnête , effrayéde Tascendant que doit nécessairement avoir sur luiTopìnion. des sociétés dans lesquelles il vit , peutcraindre , avec raison , d'être, à son iníu , souventdétourné de la vertu.

Je n’abandonnerai donc pas cette matière , sansindiquer les moyens d’échapper aux séductions , SCdeviter les pièges que Tintérêt des íociétcs particu-lières tend à la probité des plus honnêtes gens, & danslesquels il ne Ta que trop souvent surprise»