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à la vérité qu’ou y regarde du moins comme unefolie , ôc qu on y doit roujeurs regarder commetelle )
Elle y est dangereuse, & les vertus nuisibles seronrtoujours comptées au rang des défauts. La vérité netrouve grâce qu'auprès des princes humains & bons ,tels que les Louis XII, les Henri IV. Les comédiensa voient joué le premier fur le théâtre ; les courtisansexhortoient le prince à les punir : Non, dit-il, ils merenient justice ; ils me croient digne d’entendre lavérité: exemple de modération imité depuis par M. leduc d’Orléans régent. Ce prince, forcé de mettre quel-ques impositions fur la province de Languedoc , ôcfatigué des remontrances d’un député des états de cetteprovince, lui répondit avec vivacité : Et quelles fontvos forces pour vous opposer à mes volontés ? que pou -ve^-vous faire ?... Obéir & naïr , répliqua le député.Eéponse noble, qui fait également honneur au députéôc au prince. II étoit presqu’auítì difficile à l’un de sen-tendre, qu’à sature de la faire. Ce même prince avoirune maîtrellè ; un gentilhomme la lui avoit enlevée ;le prince étoit piqué, & ses favoris l'excitaient à la ven-geance : F unisse-'. diloient-ils, un insolent.... Je fais ,leur répondit-il, que lavengeancem’ estfacile j un motsuffit pour me défaire d’un rivais & c’est ce qui m’em-pêche de k prononcer.
Une pareille modération est trop rare ; la véritéest ordinairement trop mal accueillie des princes Ôcdes grands, pour séjourner long-temps dans les cours.Comment habiteroit-elle un pays où la plupart de
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