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ceux qu’on appelle les honnêtes gens » habitués à Ubaílèsfe & à la flatterie , donnent & doivent réelle-ment donner à ces vices le nom d’usage du monde íL’on apperçoit difficilement le crime où le trouve l’uti-lité. Qui doute cependant que certaines flatteries ne 'soient plus dangereuses, & , par conséquent, pluscriminelles au&yeux ci’un prince ami de la gloire, quedes libelles flairs contre lui? Non que je prenne ici leparti des libelles: n.ais enfin une flatterie peut > à (oninlu, détourner un bon prince du chemin de la vertu ;lorsqu’un libelle peut quelquefois y ramener un tyran.Ce n’est louvent que par ia bouche de la licence queles plaintes des opprimes peuvent s’elever juíqu’âutrône (i). Mais l’interêt cachera toujours de pareillesvérités aux sociétés particulières de la cour. C’e n est,peut-etre , qu’en vivant loin de ces sociétés , qu’onpeut se défendre des illusions qui les séduisent. 11 est dumoins certain que , dans ces mêmes íoeietes, on nepeut conserver une vertu toujours forte & pure, fansavoir habituellement présent à l’esprit le principe defutilité publique (z), sans avoir une connoiflance pro-
(i) « Ce n’est point, dit le poète Saadi, la voix timide» des ministres qui doit porter à l’oreille des rois les»- plaintes des malheureux ; il faut que le cri du peuple» puisse directement percer jusqu'au trône ».
(i) Conséquemment à ce principe, M. de Fontenelle» défini le mensonge : Taire une vérité qu on doit. Un hommesort du litd’une femme, il en rencontre le mari : D‘oùve.ner-vous ? lui dit celui-ci. Que lui répondre ? Lui doit cnalors la vérité ? Nor ., dit M. de Fontenelle, pane qu alors