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rérêt public : qui le coníulteroit toujours , ne fetoitjamais que des actions ou immédiatement utiles au pu-blic , ou avantageuíes aux particuliers, fans être nui-sibles à Tétât. Or, de pareilles actions lui font toujoursutiles.
L’homme qui secourt le mérite malheureux, donne,fans contredit, un exemple de bienfaisance conforme àTinrérét général ; il acquitte la taxe que la probité im-poíe à la richesse.
L’honnête pauvreté n’a d'autre patrimoine que lestrésors de la vertueuse opulence.
Qui fe conduit par ce principe peut fe rendre à lui-même un témoignage avantageux de fa probité, peutfe prouver qu’il mérite réellement le titre d’honnêtehomme : je dis mériter ; car, pour obtenir quelque ré-putation en ce genre, il ne suffit pas d’être vertueux;il faut, de plus , fe trouver comme les Codrus & lesRégulus , heureusement placé dans des temps , descirconstances & des postes où nos actions puissent beau-coup influer fur le bien public. Dans toute autre po-sition, la probité d'un citoyen , toujours ignorée dupublic , 11'est , pour ainsi dire , qu'une qualité desociété particulière, à Tu sage íeulement de ceux aveclesquels il vit.
C'est uniquement par fes talens qu'un homme privépeut fe rendre utile & recommandable à fa nation.Qu’importeau public la probité d’un particulier (i)î
(1) Le public doit des éloges à la probité d’un particu-lier : mais il n'aime véritablement que Tespèce de probité