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Tome premier.
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rrr ot L* e s p k z r.

ils volontiers , homme lans mérite Sc même fan*orgueil, de quoi t’applaudis-tu ? des honneurs qu'onte rend ? Mais ce n'est point à ton mérite, c’est à tonfaste & à ta puistàfice qu’on rend hommage. Tu n’esrien par toi-même ; si tu brilles, c’est de f éclat que ré-fléchit fur toi la faveur du souverain. Regarde cesvapeurs qui s'élèvent de la fange des marécages ; sou-tenues dans les airs , elles s’y changent en nuageséclatans, elles brillent comme toi, mais d’une splen-deur empruntée du soleil ; l’astre se couche , l’éclardu nuage a disparu.

Si des passions contraires excitent le mépris respectifde ceux qu'elles animent, trop d’opposition dans le*esprits produit à-peu-près le même effet.

Nécessités, còmmejel’ai prouvé dans lechapitre IV,à ne sentir, dans les autres , que les idées analoguesà nos idées , comment admirer un genre d’esprictrop différent du nôtre î Si l’étude d’une scienceou d’un art nous y fait appercevoir une infinité debeautés & de difficultés , que nous ignorerions fanscette étude , c’est donc pour la science & sart quenous cultivons, que nous avons nécessairement le plusde cette estime que j'appelle sentie.

Notre estime, pour les autres arts ou sciences, esttoujours proportionnée an rapport plus ou moins pro-chain qu’ils ont avec la science ou l’art auquel nousnous appliquons. Voilà pourquoi le géomètre a com-munément plus d’estime pour le physicien que poucle poète, qui doit en accorder davantage à i’orateurqu’au géomètre.