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Jogues à celles de la société, en c-st-il toujours méprise.
Le philosophe, qui vivra avec des petits - maîtres ,fera l’imbécille & le ridicule de leur société ; il s’yverra joué par le plus mauvais bousion , dont les plusfades quolibets paíleront pour d’exccllens mots : carle succès des plaisanteries dépend moins de la finessed’eíprit de leur auteur, que de son attention à neridiculiser que les idées désagréables à la íociété. II enest des plaisanteries comme des ouvrages de parti ; estesion t toujours admirées de la cabale.
Le mépris injuste des íociétés particulières les unespour les autres , est donc , comme le mépris de parti-culier à particulier, uniquement l’eíret & de l’igno-rance& del’orgueil: orgueil íans doute condamnable,mais néceílaire & inhérent à la nature humaine. L'qr-gueilest le germe de tant de vertus &de ralens, qssiìne faut ni elpérer de le détruire , ni même tenter de]'assoiblir, mais feulement de le diriger aux choseshonnêtes. Si je me moque ici de l’orgueil de certainesgens , je ne le fais , íans cloute , que par un autreorgueil , peut-être mieux entendu que le leur, dansce cas particulier , comme plus conforme à l'Intérêtgénéral : car la justice de nos jugemens & de nos actionsn'est jamais que la rencontre heureuíe de notre intérêtavec l’intérèt public (i).
(i) L'intérêt ne nous présente des objets que les facesfous lesquelles il nous est utile de les appercevoir. Lors-qu’on en juge conformément à l'intérêt public, ce n’estpas tant à la justesse de son esprit, à la justice de son carac-