DE L* e S P R I t:
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CHAPITRE VIII.
Dc la différence des jugcmcns du public & de ceux.des sociétés particulières.
Pour découvrir la cause des jugemens différens queportent fur ìes mêmes gens le public & les íociétés'particulières, il faut observer qu’une nation n’eíl quel’astèmblage des citoyens qui la composent ; que lin-térêt de chaque citoyen est toujours , par quelquelien , attaché à l’intérêt public ; que semblable auxastres, qui , suspendus dans les déserts de l’espace , ysont mus par deux mouvemens principaux , dont lepremier plus lent (i) leur est commun avec tout l’uni-vers, Sc le second, plus rapide, leur est particulierchaque société est austì mue par deux différentesespèces d’intérêr.
Le premier , plus foì'ble , lui est commun avecla société générale , c’est - à - dire , avec la nation *Sc le second , plus puiílànt , lui est absolumencparticulier.
Conséquemment à ces deux sortes d’intérêt, iî estdeux sortes d’idées propres à plaire aux sociétés pat*ticulières..
L’une, dont le rapport, plus immédiat à l’intérêî
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(i) Système des anciens philosophes, t