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ler dans fa chambre, de marchand dans son comptoir,d’ofíicier dans fa garnilon , qui ne croie i’universoccupé de ce qui Tintcrcsse (i)?
Chacun peut s’appliquer ce conte de la mèreJésus , qui, témoin d'une dispute entre la Discrète Scla Supérieure, demande au premier qu’elle trouve auparloir : Savc\-vous que la mère Cécile & la mèreThérèse viennent de se brouiller? Mais vous ctessur-pris ? Quoi ! tout de bon , vous ignoriez leur querelle?
(r) Quel plaideur ne s’extasie pas à la lecture de sonfactum , 8c ne la regarde pas comme plus sérieuse Sc plusimportante que celle des ouvrages de Fontenelle 8c de tousles philosophes qui ont écrit fur la connoissance du cœur8c de l’esprit humain ? Les ouvrages de ces derniers, dira-t-i!, font amusons, mais frivoles, 8c nullement dignesd’être un objet d’étude. Pour mieux faire sentir quelle im-portance chacun met à ses occupations, je citerai quel-ques lignes de la préface d’un livre intitulé : Traité du.Rossignol. C’est hauteur qui parle :
« J’ai, dit-il, employé vingt ans à la composition de» cet ouvrage : aussi les gens qui pensent comme il faut» ont toujours senti que le plus grand plaisir 8c le plus pur» qu’on puisse goûter en ce monde, ess celui qu’on ressent-- en se rendant utile à la société : c’est le point de vue» qu’on doit avoir dans toutes ses actions ; 8c celui qui ne» s’emploie pas, dans tout ce qu’il peut, pour le bien» général, semble ignorer qu’il est autant né pourl’avan-» tage des autres que pour le sien propre. Tels font les-- motifs qui m’ont engagé à donner au public ce Traité« du RoJJìgnol ». L’auteur ajoute , quelques lignes après :» l/amour du bien public, qui m’a engagé à mettre au» ’our cet ouvrage, ne m’a pas laissé oublier qu’il devoir-- être écrit avec franchise 8: sincérité ».