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fe trouve, pour ainsi dire, nécessité à cette barbarie;& comment, en ces pays, le parricide est intpire ôccommis par le même principe d’humanité qui nousle fait regarder avec horreur (1).
Mais, fans avoir recours aux nations sauvages ,qu'on jette les yeux fur un pays policé , tel que laChine : qu’on fe demande pourquoi l’on y donne auxpères le droit de vie ôc de mort íur leurs enfans ; Scl’on verra que les terres de cet empire, quelque éten-dues qu’elles soient, n’ont pu quelquefois subvenirqu’avec peine aux besoins de ses nombreux ha bi tans :or, comme la trop grande disproportion entre la multi-plicité des hommes & la fécondité des terres occa-sionnèrent nécessairement des guerres funestes à cetempire , & peut-être même à l’univers, on conçoitque , dans un instant de disette , & pour prévenir uneinfinité de meurtres ôc de malheurs inutiles, la nationchinoise, humaine dans les intentions, mais barbaredans le choix des moyens, a pu, par le sentimentdune humanité peu éclairée, regarder ces cruautés
(1) A11 royaume de Juida, en Afrique, on ne donneaucun secours aux malades ; ils guérissent comme ils peu-vent : & lorsqu’ils sont rétablis, ils n'en v : vent pas moinscordialement avec ceux qui les ont ainsi abandonnés.
Les habitans de Congo tuent les malades qu'ils imaginentne pouvoir en revenir; c’est, disent-ils, pour leur épar-gner les douleurs de F agonie.
Dans file Formose , lorsqu’un homme est dangereuse-ment malade, on lui passe un nœud coulant au col, 8 íou l'étrangle pour Farracher à la douleur.
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