DE L’ E S P R 1 T.
comme nécessaires au repos d u monde. J'y sacrifie ls’esselle dir, quelques victimes infortunées , auxquellesVenfance & Vignorance dérobent la connaissance & leshorreurs de la œort_, en quoi confise peut-être ce qu elles de plus redoutable (i).
C’est, fans doute , au désir de s'opposer à la tropgrande multiplication des hommes,& par coníéquentà la même origine, qu’on doit attribuer la vénérationridicule que certains peuples d'Afrique conservent en-core aujourd’hui pour des solitaires, qui s'interdisentavec les femmes le commerce qu'ils íe permettentavec les brutes.
Ce fur pareillement le motif de l'intérêt public, &le désir de protéger la pudique beauté contre les at-tentats de l’incontinence, qui jadis engagea les Suissesà publier un édit par lequel il étoit non-feulement per-mis , mais mtme ordonné à chaque prêtre de se pour-voir d’une concubine ( 2 ).
(i'i La minière de se défaire des filles, dans les payscatholiques , est de les forcer à prendre le voile : plusieurspissent ainsi une vie malheureuse, en proie au désespoir.P^ut-être notre coutume, à cet égard, esi-elle plus bar-bare que celle des Chinois.
(z) S single, en écrivant aux Cantons Suisses, leur rap-pelle Ledit fait par leurs ancêtres, qui enioignoit à chaqueprêtre «Lavoir fa concubine , de peur qu'il n’attenrát à lapudicité de son prochain. Fra. Paolo , Hìjl. du Cône. deTrente , lib 1.
11 est dit au dix-septième canon du concile de Tolède :Que celui qui se contente d'une feule femme à titre d‘ épouse ou