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Sur les cotes de Coromandel, où les femmes s’af-íranchissoient par le poison du joug importun de l’hy-snen , ce fut enfin le même motif qui, par un remèdeauíîì odieux que le mal, engagea le législateur à pour-voir à la sûreté des maris, en forçant les femmes defe brûler fur le tombeau de leurs époux (i).
D'accord avec mes raisonnemens, tous les faits queje viens de citer concourent à prouver que les cou-tumes, même les plus cruelles & les plus folles, onttoujours pris leur source dans Futilité réelle ou dumoins apparente du bien public.
Mais, dira-t-on, ces coutumes n’en font pas moinsodieuses ou ridicules : oui, parce que nous ignoronsles motifs de leur établissement, & parce que ces cou-tumes, consacrées par leur antiquité ou par la superFtition, ont, par la négligence ou la foibleffedes gou-vernemens, subsisté long-temps après que les causesde leur établilTèment avcient disparu.
Loríque la France n’éroit, pour ainsi dire, qu’unevaste forêt, qui doute que ces donations de terres enfriche faites aux ordres religieux , ne dussent alors êtrepermises, & que la prorogation d'une pareille per-
de concubine , à son choix, ne fera pas rejeté de la communion.C’étoit apparemment pour mettre la femme mariée à f abride toute insulte, qu’alors l'église toléroit les concubines.
(i) Les femmes de Mézurado sont brûlées avec leursépoux.Elles demandent elles-mêmes l’honneur du bûcher;mais elles font en méme temps tout ce qu'elles peuventpour s'échapper.