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Tome premier.
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Or, s’il est des vertus, il est aulsi des crimes de pré-jugé. C’en est un pour un bramine d’épouser unevierge. Dans l’ileFormoíe, si, pendant les trois moisqu’il est ordonné daller nud, un homme est couvertdu plus petit morceau de toile, il porte, dit-on, uneparure indigne d’un homme. Dans cette nréme rie,c’est un crime aax femmes enceintes d’accoucher avantl’àge de trente-cinq ans : font-elles greffes ; elles s’é-tendent aux pieds de la prêtresse, qui, en exécutionde la loi, les y foule juíqu’à ce quelles soient avortées.

Au Pégu, lorlque les prêtres ou magiciens ontprédit la convalescence ou la mort d’un malade (i),c’est un crime au malade condamné d’en revenir. Dansfa convalescence, chacun le fuit &: l'injurie. S’il eûtété bon, disent les prêtres, dieu l’eût reçu en fa com-pagnie.

II n’est peut-être point de pays où l’on n’ait pourquelques-uns de ces crimes de préjugé , plus d’horreurque pour les forfaits les plus atroces & les plus nui-sibles à ra rociété.

Chez les Giagues , peuple anthropophage qui dé-vore les ennemis vaincus, on peut, lans crime, dit leP. Cavazi, piler íes propres en fans dans un mortier ,avec des racines, de l’huile & des feuilles, les faite

(i) Lorsqu’un Giague est mort, on lui demande pour-quoi il a quitté la vie. Un prêtre , contrefaisant la voix dumourant, répond qu'iî n'a pas aster, fait de sacrifices à sesancêtres. Ces sacrifices font une partie considérable durevenu des prêtres.